mercredi 30 avril 2008

Introduction Générale.

Certes, le secteur du tourisme représente une pièce maîtresse dans l’économie de la Tunisie il y prend une place de plus en plus prépondérante et importante : il participe en effet avec 6,8% dans le PIB et emploie près de 80.500 personnes. Avec une superficie de 164.000 Km2, Le balnéaire constitue l'élément vital du produit touristique "Tunisien". Mais, les potentialités du pays permettent d'envisager d'autres niches liées à des aspects culturels et naturels. L'industrie touristique tunisienne a généré près de 2,1 milliards de dinars de recettes en 2000, enregistrant ainsi une croissance de 7,2% par rapport à 1999. En vingt ans, la capacité hôtelière de la Tunisie est passée de 34.000 lits à environ 197.000. Selon les statistiques de l’organisation mondiale du tourisme (L’OMT) pour 2000 la Tunisie se place au 31ème rang parmi les destinations mondiales, tandis que l’Egypte se place 30ème et le Maroc 37ème.
D'autre part, la Tunisie vise un autre créneau qui est celui de la qualité. Cette dernière est devenue un argument de commercialisation en raison des exigences croissantes de la clientèle. En effet, en l'espace de 13 ans, la part des hôtels 4 et 5 étoiles est passées de 16% à 35%. Par ailleurs le tourisme de contre saison tend à se développer. Le patrimoine archéologique du pays est de plus en plus exploité et visité, de même que le Sahara. Les plages Tunisiennes ont désormais de la concurrence.
La Tunisie est aussi un havre de paix et de prospérité fragment d'un Maghreb qui l'enserre et la façonne. Elle sait habilement se parée des clichés qui hantent l'imaginaire médi­terranéen et elle arbore un savant équilibre entre modernité et tradition. Les cartes postales ont la vie dure et les nombreux catalogues séduisent sans peine les esprits à la recherche d'un concentré efficace pour vacances optimales; plages exotiques, ruines édifiantes, désert de solitude...
On se rend en Tunisie pour ses plages sublimes, pour ses paysages pittoresques à couper le souffle,ceux offert par les côtes, qui constituent l’un des plus doux rivages au monde, ou ceux qu’offrent les plaines couvertes d’oliviers, ou de chênes verts et de chênes lièges. On y croise aussi un paysage mystérieux, celui des chotts souvent couverts de croûte saline à l’aspect brillant qui annonce l’entrée dans un monde lunaire celui du vaste désert constitué par des immensités de sable. Mais la Tunisie vous offre plus encore. En effet elle fut aussi le théâtre de grandes civilisations, au cœur de la Méditerranée, au carrefour de l’orient et de l’Occident, Carthage, la puissante cité qui fit trembler Rome, a marqué le monde méditerranéen durant des siècles. Le fantôme de sa brillante civilisation habite encore les esprits comme il hante les ruines laissées par les légions Romaines qui colonisèrent toute l’Afrique du Nord, Au cours du Ve siècle l'empire Romain, soumis aux invasions barbares, décline et les Vandales, peuple germanique traversent la péninsule Ibérique, franchissent la Méditerranée et arrachent la province d'Afrique aux Romains. Après un siècle d'occupation vandale, de 430 environ à 534, le pays est conquis par le général byzantin Bélisaire. Le pays, très urbanisé sur les côtes et en grande partie christianisé, est envahi par les Arabes musulmans au VIIe siècle, qui le dirigent jusqu'au début du XVIe siècle. Durant cette période, les populations urbaines adoptent progressivement le mode de vie musulman, qui se substitue à la culture chrétienne byzantine. Les conquérants se heurtent d'abord aux Berbères, mais l'islamisation est relativement rapide. En 670, Kairouan devient le centre des expéditions lancées contre le nord et l'ouest du Maghreb. Les Carthaginois, les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Andalous, puis les italiens et les Français se sont succédés sur le sol de la Tunisie.
Des vestiges de Carthage à la grande mosquée de Kairouan, cette terre porte l’empreinte de l’histoire de ses hommes.



Vestiges de Carthage
Malgré plusieurs destructions, des vestiges de la cité antique de Carthage ont été mis au jour au XIXe et au XXe siècle, témoignant de l'art punique, romain, byzantin et vandale
La Tunisie est une terre de rencontre, un carrefour des civili­sations. Les âges ne s'y succèdent que pour apporter une touche supplé­mentaire à un tableau peint depuis les origines. Se souvenir d'Hamilcar, Didon, d'Ibn Khaldûn, de Barberousse...
La Tunisie offre aussi au voyageur son art de vivre et sa culture. L’animation des souks, des marchés et des Artisanats envoûte le promeneur. Villes et villages, arts, cuisine, fêtes, peuple, histoire, c’est tout ce la qui fait la magie de la Tunisie et qui séduit les touristes et induit à la prospérité de ce secteur.
Le pays c’est en plus doté de six aéroports internationaux : Tunis-Carthage, Skanès-Monastir, Djerba-Zarzis, Tozeur-Nafta, Sfax-Thyna et Tabarka-7-Novembre.
De nombreux grands organismes de voyage Français, Belges, Suisses, Québécois et Allemands proposent régulièrement la Tunisie comme une destination phare à des prix concurrentiels. La TUNISAIR est bien présente en Europe, surtout en France elle assure 3 liaisons quotidiennes Paris-Tunis, 4 vols par semaine sur Tozeur, 2 départs hebdomadaires sur Sfax, 6 vols par semaine directs sur Djerba, 3 vols sur Monastir et 1 vol sur Tabarka. Mais aussi des vols depuis Lyon, Marseille, Nice, Toulouse, Strasbourg, Lille et également Bordeaux. Et c’est là l’un des facteurs qui la rend notre principal fournisseur et client.
Hélas la TUNISAIR n’est pas aussi présente sur les autres continents. En termes de nuitées, le nombre moyen de touristes américains originaires des USA ayant visité le Maroc qui possède un vol direct sur cette destination pendant la période 1992-2000 a été 245.652 contre 58.44 en Tunisie. Ceci s'explique par la proximité du marché Européen mais aussi par la monopolisation de l’aviation civile et le manque de promotion du produit Tunisie outre Europe. Ce qui fait de l’Europe le premier marché pour ne pas dire l’unique et ceux malgré l’importance du marché Américain, Asiatique, Australien ou encore Moyen oriental. Comme si le vaste monde n’était réduit qu’à la seule Europe, c’est la un manque de présence et une intégration partielle dans la sphère mondiale qui peut s’il est corrigé donner le vent en poupe au secteur du tourisme et surtout à l’économie tunisienne qui peut multipliée par le billet du tourisme les débouché de ses produits à l’exportations.
Mais malgré tout, le développement touristique ne c'est pas fait attendre, En 2004, la Tunisie a atteint une capacité hôtelière de 266.2 mille lits. 5,99 millions de touristes européens (Allemands, Italiens, Français) et maghrébins (Libyens, Algériens) ont séjourné dans le pays et y ont passé en moyenne prés de 30 665 mille nuits, des résultats effectivement positifs pour un pays dont les concurrents ne cessent de se multiplier. Mais ses résultats et ses atouts ne sont pas le fruit du hasard.
En effet, ayant une côte méditerranéenne longue de 1 148 km, des ressources naturelles accès modestes et un déséquilibre de la balance commerciale grandissant le jeune état Tunisien a fait dés les années 60 le pari du développement du secteur touristique. L’état a du investir directement dans ce secteur à cause de la précarité de l’investissement privé. Causé à l’époque par le désintéressement des privés qui étaient pour la majorité soit des agriculteurs soit des commerçants et qui à la suite de faits conjoncturels notamment à la suite de la détérioration des relations avec la France ; en raison de la guerre d’Algérie et de l’expropriation des terres encore en possession des étrangers décrétée en mai 1964 ; hésitaient à investir dans un secteur récent et innovant.
Mais, ni les faits conjoncturels ni la réticence du secteur privé n’ont empêché l’état qui avait à l’époque une vision avant-gardiste, d’investir dans le secteur touristique qu’il trouvait promoteur et rentable à long terme et ceux en montrant la voie aux investisseurs privés en investissant directement par le billais d’une entreprise étatique la SHTT. (charger de bâtir et d’exploiter des établissements hôteliers à travers toutes les principales villes côtières de la Tunisie tout en choisissant avec soit les meilleures régions susceptibles d’accueillir les touristes en sélectionnant les plages et en fondant la base des différentes zones touristiques qu’on connaît aujourd’hui c'est-à-dire : Tunis-Zaghouan, Nabeul-Hammamet, Sousse-Kairouan, Monastir-Skanès, Mahdia-Sfax, Jerba-Zarzis-Gabès, Gafsa-Tozeur, Sbeitla-Kasserine, Bizerte-Béja, Tabarka-Ain Draham. Mais ces choix ont été plus réussis dans des zones tel que Sousse-Kairouan 7245.5, Nabeul-Hammamet 5944.0, Jerba-Zarzis-Gabès 8305.7 milles nuitées (Non résidents + résidents) en 2004 et moins réussis dans des régions tel que Bizerte-Béja 195.2 Sbeitla-Kasserine 29.4 milles nuitées (Non résidents + résidents) en 2004). Dans les perspectives de développer le tourisme, plusieurs zones d'aménagement ont été programmées dont Cap Gammarth à Tunis, Belkata à Monastir, Sidi Founkhal sur l'archipel de Kerkennah, Ghedhabna à Mehdia, Lella Hadria à Jerba, Salloum à Bouficha et Hergla à Sousse.
Cet intérêt pour le tourisme comme source de devise pouvant corriger le déséquilibre de la balance commerciale, c’est décéléré dans les années 70 à cause de l’envol du prix du pétrole. En effet en raison d’un régime de change fixe et d’un dinar surévalué les touristes n’étaient pas au rendez-vous et n’étaient pas incités à venir en masse ce qui ne garantissait pas une rente régulière en devise. Et même si les investissements sont restés constants, l’envol du prix du pétrole a suscité plus l’insert de l’état car il offrait une rente substantielle qui a permis l’aisance relative des finances publiques. Mais cet intérêt pour le tourisme a repris de plus belle suite à l’effondrement des cours de pétrole vers le milieu des années 80 qui a mis en relief la déficience d’une économie rentière. En effet et à cause de problèmes structurels la Tunisie n’a pas su gérer cette manne pétrolière pour gagner en productivité et pour diversifier les sources de devise et ceux notamment par l’incitation de la recherche et de la création de produits concurrentiels ayant une aptitude de s’imposer sur le marché mondial et de répondre aux différents caprices des consommateurs pour pouvoir garantir une rente inépuisable de devise. La Tunisie a due finalement être comme un malade intuber et adopter un programme d’ajustement structurel (P.A.S) qui était basé sur la privatisation et la dévaluation du dinar et non pas sur la promotion de la recherche et de la créativité, qui peuvent garantir pour un pays sans ressources une vrai souveraineté et c’est donc vu contraint de limiter son interventionnisme. Il a du privatiser le secteur, inciter les entreprises privées à investir dans le tourisme. Il a aussi bloqué les salaires, réduits voir même supprimer les compensations, élargir la base d’imposition, élever les taux d’intérêt à la consommation surtout celle destinée au logement. Il a aussi eu recours à l’endettement pour le financement du déficit de la balance commerciale et du déficit public. Mais la mesure la plus importante qu'il a due prendre c'est le fait de dévaluer de 20% le dinar Tunisien en Août 86 puis d'adopter un système de change flottant liant la parité du dinar à un panier de monnaie des principaux pays clients et concurrents. Suite à cette dévaluation les nuitées ont miraculeusement augmenté de 39,57% l'année d'après et de 11.91% en 1988, les entrées des non résidents ont augmenté de 24.81% en 1987 et de 85.01% l'année suivante.
Le tourisme a donc vécu une prise d’élan grâce à l’usage de la dépréciation continue de la monnaie nationale en tant qu’instrument de compétitivité. Mais existe-t-il réellement une relation entre taux de change et nuitée ?
En agissant de la sorte, l'état n'a-t-il pas crée une compétitivité artificielle des produits tunisiens basés non pas sur la qualité, le gain de productivité et la singularité mais sur les prix ? Et finalement cette mesure a-t-elle eu des effets secondaires sur l'économie et sur la consommation des ménages ?
Pour répondre à ces questions on va développer dans ce mémoire deux principales parties ; La première va mettre en évidence l’évolution du taux de change du dinar tunisien au cours de ces vingt dernières années et ceux dans le cadre d’un premier chapitre. La seconde va traiter l’évolution du nombre des nuitées des non résidents au cours de la même période et ceux dans le cadre d’un second chapitre. On va par la suite confondre les deux résultats pour constater la relation entre ces deux tendances et ceux dans le cadre d’un troisième chapitre. On va pour cela baser nos études sur l’énorme travail fait par la FTH « Fédération Tunisienne d’Hôtellerie » et celui fait par la BCT « Banque Centrale de la Tunisie » pour la collecte des données empiriques.

chapitre 1 : La mise en évidence de l’évolution du taux de change du Dinar Tunisien au cours de ces vingt dernières années.
Introduction
Le secteur du tourisme est un secteur phare de l’économie Tunisienne mais ce secteur est fortement et d’une manière inquiétante influencé par les aléas politiques et des faits historiques conjecturels. Ceci s’est vérifié à plusieurs reprises je site notamment : les conséquences de la guerre du golf de janvier à février 1991, en passant par celles des événements du 11 septembre 2001 qui se sont suivis par différentes attaques terroristes dans le monde notamment en Tunisie l'attentat de la Ghriba à Djerba, le premier pôle touristique du pays, pour déboucher sur les effets interminables de la guerre en Iraq suite à son invasion par les Américains, et récemment l’affaire des caricatures du prophète qui à conduit à des annulations de réservation… Tous ces faits internationaux qu’on peut qualifier de sociopolitiques et qui sortent de l’essor de l’état ont fortement perturbé et gêné le secteur du tourisme et donc celui de l’économie Tunisienne ont du être suivis par des compagnes de publicité et de mise en confiance de la clientèle et ceux par les différentes interventions de la FTH dans les différents colloques internationaux pour le cas de la Tunisie on s’appuie sur l’argument de la qualité pour la commercialisation du produit. Ces compagnes ont été aussi faites par le Maroc, le budget consacré à la promotion touristique a atteint 107,7 M.Dh pour l'exercice 2000-2001 contre 63,9 M.Dh pour celui de 1996-1997. La promotion touristique regroupe aussi bien la publicité institutionnelle, les manifestations à l'étranger, la commercialisation que les relations publiques. Suite aux attentats du 11 septembre 2001 qui se sont traduits par une baisse du nombre d'arrivées durant le quatrième trimestre, le gouvernement a prévu de consacrer un montant de plus de 400 M.Dh au tourisme, dans le cadre de la loi de finances 2002. Mais aussi par l’Egypte, la Turquie…Ses compagnes de promotions ont été accompagnées par des baisses de tarifs pour ses pays. Pour contre carrer cette concurrence de prix, la Tunisie s’est vue obligée de dévaluer incessamment sa monnaie pour atteindre des prix concurrentiels et pour fidéliser sa clientèle, une politique qui a donné son fruit si on examine le résultat en terme de nuitées pour 2004. Mais en même temps certains grands hôteliers ont pratiqué faute de quantités une politique de bradage de prix lors de la conclusion de leur contrat de vente qui a nuit aux petits hôtels et qui a incité certains clients à demander automatiquement une petite remise. Tous ces facteurs risquent de faire tourner les hôtels à perte et de faire perdre au tourisme tunisien sa qualité.
Dans ce chapitre on va essayer de mettre en évidence la politique de la dévaluation de la monnaie nationale et ceux en étudiant l’évolution du taux de change du Dinar Tunisien au cours de ces vingt dernières années, car cette politique à été employée dés Août 86 par la dévaluation du dinar Tunisien de 20% et par l’adoption d’un système de change flottant liant la parité du dinar à un panier de monnaie des principaux pays clients et concurrents et ceux suite aux directives de la banque mondiale et du Fond monétaire international (Le FMI) et à l’application du programme d’ajustement structurel. On va par la suite et dans le cadre de ce travail vérifier son effet sur les entrées et les nuitées des non résidents par nationalité, pour ce faire on va s’appuyer sur les statistiques financières publiées trimestriellement par la banque centrale de la Tunisie.
On va donc considérer la période entre 1982 et 2004 et plus précisément celle concernant les cours moyens des devises cotées sur le marché de change interbancaire élaborées entièrement par les services de la Banque. Les cours publiés sont à l’incertain, pour mieux observer la dépréciation du dinar on va les convertir à des cours aux certains et on va aussi entre 1999 et 2004 calculer le cours de change à certains des pays de la zone euro en nous basant sur les parités citées ci dessous de chacune des monnaies participantes à la monnaie unique euros fixées le 1er janvier 1999 par la Banque centrale européenne (BCE) à la troisième phase de l’Union monétaire décidée par Le traité de Maastricht, adopté en décembre 1991 et signé le 7 février 1992, prévoyant la mise en place d’une monnaie unique à l’horizon 1999.





On aura donc les tableaux Ti et les graphiques Gk suivants :





Zone euro au 1er janvier 2002 Au moment de la mise en circulation des billets et des pièces en euro, le 1er janvier 2002, seuls douze des quinze États membres de l’Union européenne constituent la zone euro : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal. Trois petits États d'Europe (principauté de Monaco, république de Saint-Marin et État du Vatican) ont été autorisés à adopter également l'euro comme monnaie unique. Trois pays de l'Union européenne ont fait le choix politique de ne pas faire partie de la zone euro : le Danemark, le Royaume-Uni et la Suède.





T1


De ce tableau T1 on va représenter graphiquement les courbes des cours moyens des devises cotées sur le marché de change interbancaire des principaux pays clients qui sont : la France, l’Allemagne, L’Italie et la Grande Bretagne ce choix est du à l’importance des recettes générées par ces pays.
Exemple en 2003 :



T2


G1

V1


G2

V2



G3


V3

G4

V4

G5

V5

G6

V6

Remarque :

L’euro historique n’existe pas mais c’est une monnaie qu’on a posé pour avoir une idée générale sur l’évolution du dinar par rapport à la monnaie des principaux clients européens. Entre 1999-2004 on considère l’euro puis qu’il est côté sur le marché inter bancaire mais avant cette date l’euro n’existait pas, en fait il avait un autre nom qui est l’ECU qui était crée depuis 1979 mais qui n’a été coté sur le marché de change inter bancaire tunisien que depuis 1986 donc il ne figure dans les statistiques financières publiées par la banque centrale que depuis 1987, alors l’euro historique aura la valeur de l’Ecu publié entre 1987-1998 et sera entre 1982-1986 calculé par rapport au taux de change deutsche mark /ECU de 1987.

Commentaire général :
Ce commentaire reposera sur l’interprétation de l’évolution du dinar par rapport à l’Euro historique puis qu’il est basé sur l’ECU qui n’est qu’une moyenne des monnaies des États membres de la CE, pondérée selon le montant de la production de chaque pays et selon sa part dans le commerce de l’Union européenne.
On observe donc bien dans le graphique G5 que le Dinar Tunisien s’est déprécié pendant la période 1982-2004 de -4.81% en moyenne selon le tableau T2 ce qui est considérable. On peut classer cette dépréciation en 4 classes et ceux selon l’intervalle de la dépréciation :
Une dépréciation comprise entre 20 et 25% et ceux dans les années 1986-1987 cette dépréciation est dictée par le Plans d’ajustement structurel imposé au pays depuis 1986.
Une dépréciation comprise entre 5 et 10%, dépréciation qui est due à des crises conjoncturelles et ceux 1983-1988-1990 ou à des politiques de relance et de compétitivité par le prix pour les années 2003 et 2004.
Une dépréciation inférieure à 5%, dépréciation qu’on peut juger de structurelle, elle est réalisée avec une probabilité de 50% c'est-à-dire 11 fois sur 22 et qui est dictée par le marché de change inter bancaire et due essentiellement à la dégradation de l’économie Tunisienne par rapport à celle européenne, un déclin causé par un manque de compétitivité des produits tunisiens à l’échelle mondiale à cause du manque d’investissement dans la haute technologie, la recherche et le développement et à la dépendance à un seul marché.
Une appréciation limitée et qui ne dépasse pas 5%, réalisée dans des années exceptionnelles 1992-1996-1999-2000 due à des faits exceptionnels (bonne production agricole et touristique).
Conclusion :
Pour cette période la tendance générale du dinar est décroissante, l’équité de cette dépréciation reste relative et dépend du comportement de la devise étrangère c'est-à-dire que :
· Si on déprécie le dinar et que la monnaie étrangère s’apprécie l’effet total de la dépréciation sera aigu cas par exemple du livre sterling en 1997 (-15.71%) alors que la dépréciation par rapport à l’ECU été de (-1.92%).
· Si la monnaie étrangère reste stable la dépréciation sera moins aigue.
· Si la monnaie étrangère ce déprécie à son tour la dépréciation sera moins forte que les précédentes c’est le cas par exemple de la lire italienne en 1993 (+12.34%) et en 1995 (+17.73%) voir le tableaux T2 ou les graphiques G3 et V3.
Ce résultat est plus clair pour le $ qui en 1986 par exemple il côte une appréciation de 5.84% alors que la dépréciation du dinar a atteint 22.34% par rapport à l’ECU.
Finalement, la dépréciation du dinar est une lame à double tranchant d’un coté elle permet une concurrence par le prix pour le secteur du tourisme (et plus généralement pour les autres produits de l’économie) de l’autre cette politique peut rendre le travail plus précaire dans un soucis de diminution de coût de production des nuitées, ce qui nous fera perdre la qualité de la main d’œuvre, donc du service et à terme nous fera perdre par la même occasion des parts de marchés, sans citer la diminution de la consommation des ménages due à cette précarité du travail qui peut influencer négativement sur l’investissement et donc sur la croissance et l’emploie. Cette dépréciation incessante du dinar peut aussi limiter les recettes en devise et alourdir le poids de la dette sur le pays, donc on doit bien doser cette dépréciation pour jouir des cotés positifs tous en limitant les méfaits de cette politique.
On va maintenant et dans le cadre d’un second chapitre traiter l’évolution du nombre des nuitées des non résidents au cours de la même période c'est-à-dire 1982-2004 et on va par la suite confondre les deux résultats pour constater la relation entre ces deux tendances et ceux dans le cadre d’un troisième chapitre.

Chapitre 2 : La mise en évidence de l’évolution du nombre des nuitées des non résidents au cours de ces vingt dernières années.
Introduction
Il est question dans ce mémoire d’étudier la relation entre taux de change et nuitée, dans le cadre du premier chapitre on a observé depuis 1986 une dépréciation de 5% en moyenne par ans du dinar tunisien, on va dans le cadre de ce chapitre traiter l’évolution du nombre des nuitées des non résidents au cours de la période 1982-2004 pour confronter les deux résultats constater et ceux dans le cadre d’un troisième chapitre. Pour cela on va utiliser les statistiques élaborées par l’office national du tourisme tunisien concernant la répartition des nuitées des non résidents par nationalité en milliers de nuit. Ceux qui sont remplis sur deux feuilles l’une verte et l’autre rose distribués sur les hôtels par le service statistique de l’office et qui concerne les arrivées et les nuitées durant un mois de travail, en parallèle les hôtels sont tenus de communiquer ces mêmes informations au moyen d’un fax et ceux chaque semaine et les résultats sont confrontés par la suite pour limiter les erreurs humaines au verso des feuilles on trouve les directives suivantes qui sont adressées au réceptionniste de l’hôtel en premier lieu :

INSTRUCTIONS
Nous vous recommandons de remplir chaque jour, ponctuellement, les deux formulaires de la statis­tique hôtelière. C'est la méthode la plus simple qui vous fera perdre un minimum de temps en assu­rant un maximum d'exactitude à la statistique.
1° - Qui doit être recensé ?
Toute personne logée à l'hôtel ou dans ses annexes contre paiement, quelle que soit la durée du séjour. Les enfants payants sont inscrits comme les adultes.
2° - Comment remplir les formulaires ?
Sur le formulaire des 'arrivées' (couleur verte) doit être porté le décompte des pas­sagers arrivés chaque jour à l'hôtel. Chaque client sera donc enregistré sur cette feuille autant de fois qu'il passe de nuits à l'hôtel, tandis que sur la feuille des 'arri­vées' il ne doit figurer qu'une seule fois à moins d'avoir quitté l'hôtel et d'y revenir ensuite.
3° - A) Les non résidents :
Le classement des non résidents doit prendre pour base la nationalité du client. Une personne de nationalité italienne résidant de manière fixe en France sera inscrite dans la rubrique 'Italiens'. Un 'Français' résident en France sera inscrit dans la rubrique 'Français'.
B) - Les résidents :
Le classement des résidents comprend deux catégories. Les Tunisiens domiciliés en Tunisie y compris les membres du corps diplomatique et consu­laire ou les personnes appartenant à des missions étrangères résidents au moins un an dans le pays seront enregistrés parmi les résidents en Tunisie dans la rubrique 'de nationalité étrangère'.
4° - Quelques exemples pratiques sur la façon de remplir les fiches
'Arrivée et Nuitées'. ARRIVEES
a) - La famille Dupont domiciliée à Paris comprenant 3 personnes, arrivée le 2 du mois. Elle donne sur le tableau : le chiffre 3 dans la colonne 2 et dans la rubrique 'Français'.
NUITEES
La famille Dupont passe 4 nuits à l'hôtel et par le 6 (voir case non résidents rubrique Français).
STATISTIQUES ((ARRIVEES)) (FEUILLE VERTE)



A remarquer que le décompte des nuitées commerce à la date de l'arrivée, le jour du départ ne doit pas être noté à moins qu'il ait été facturé.

b) - La famille Heinz, domiciliée en Allemagne, qui se compose de 4 personnes est arri­vée le 27 du mois précédent et reste jusqu'au 7. Le 3 arrivent les deux frères Schade, habi­tant Berlin, qui repartent le 5 (soit deux nuits), (voir rubrique Allemande). A observer que les personnes séjournante cheval sur 2 mois figureront sur la feuille des nuitées des deux mois, ne doivent pas être inscrites une nouvelle fois sur la feuille des arri­vées du second mois.
c) - M. et Mme Le Long, Français, résident en Tunisie, arrivent le 4 et partent le 7 (3nuits) en compagnie de la famille Blake (3 personnes), américains domiciliés en Tunisie.
5° • Retour des formulaires remplis :
Les deux feuilles du relevé mensuel (Arrivées) et hebdomadaire (Nuitées) doivent être retournées, remplies et dûment signées au Commissariat Régional au Tourisme. Les for­mulaires doivent être retournés même si l'hôtel n'a pas été fréquenté durant le mois écou­lé, on indiquera dans ce cas : pas de clients. Le retour des formulaires dans les délais prescrits étant indispensable à l'établissement des statistiques, nous comptons sur la coopération diligente de Messieurs les hôteliers.
6° - Le secret Statistique :
Le secret statistique institué par délai prescrit étant indispensable à ce que les renseigne­ments individuels fournis sont strictement confidentiels et ne peuvent être utilisés que pour l'établissement des tableaux statistiques anonymes. Ils ne peuvent en aucun cas servir dans un but fiscal ni pour un contrôle administratif quel­conque. Le secret du 10 Mars 1955, fait obligation aux personnes de répondre avec exactitude et dans les délais fixés. L'absence de réponse ou de réponses incomplètes ou inexactes peut donner lieu à des pénalisations. La division des statistiques de l'Office National du Tourisme Tunisien se réserve le droit de faire procéder à certaines vérifications.
STATISTIQUES ((NUITEES)) (FEUILLE ROSE)



Les résultats qu’on va utiliser sont les suivants :





G7


V7


Comme précédemment on va étudier l’évolution et la variation annuelles des nuitées des non résidents de chaque un des principaux marchées par des graphiques :

G8


V8

G9


V9

G10



V10


G11

V11

G12


V12



A l’exception de l’évolution des nuitées des non résidents pour le marché US celle des autres marchés est nettement positive mais elle est fortement influencée par faits conjoncturelles.
En effet on note pour toutes les courbes une régression rapide lors de la guerre en Irak de 1991 ; -56.64% pour le marchées Français, -21.18%, -39.27%, -19.18%, -35.56% respectivement pour le marché Allemand, Britannique, Italien et US puis une reprise rapide en 1992 de +79.61% pour le marché Français, +67.64%, +74.79%, +48.54%, +58.62% respectivement pour le marché Allemand, Britannique, Italien et US ou suites au événements du 11 sept 2001, -16.82%, -34.98%, -17.01%, -9.74% et -26.15% respectivement pour les marchés Français, Allemand, Britannique, Italien et US. Cette décroissance est poursuivie suite au fait de Graba à Djerba en 2002 avec -6.53%,-19.19%, -14.49% respectivement pour les marchés Français, Allemand, Britannique et on a noté une légère reprise de 1.23% et de 8.33% respectivement pour les marchés Italien et US.
Pour ce qui est de la variation due à la dépréciation du dinar en 1986 on a noté une augmentation des nuitées des non résidents en 1987 de 21.03%, 50.89%, 54.37% et 90.78% respectivement pour les marchés Français, Allemand, Britannique et Italien mais une diminution de -11.54% pour le marché US mais il faut signaler que le $ s’est déprécié plus que la dépréciation du dinar en 1986 et l’effet total été une appréciation du dinar de 5.84% par rapport au $.
Conclusion :
Pour cette période 1982-2004 la tendance générale de la répartition des nuitées des non résidents était croissante pour l’ensemble des marchés mis part bien sur les décroissances dues à des crises de confiances conjecturelles, l’équité de cette croissante reste relative et dépend du comportement de la devise étrangère par rapport au dinar ce qui craie une compétitivité artificielle par les prix et un gain de part de marchée mais cette croissance dépend aussi des compagnes publicitaires et des efforts mis en œuvre pour contre carré l’effet négatif des crises conjecturelles.
La croissante globale des nuitées des non résidents influx aussi positivement sur le solde de la balance des payements extérieurs relative au tourisme une influence atténuée sans aucun doute par le comportement du dinar par rapport aux monnaies des différents pays fournisseurs de clients.
Cette évolution est comptabilisée dans le tableau suivant :


Pour interpréter ce tableau on ne peut pas se passer des graphiques suivants :
G13




V13


G14


V14


On voie clairement que les recettes en devise générée par le tourisme n’ont cessé d’augmenter depuis 1987 ceci est due au bond qu’a fait le tourisme grâce à la dépréciation du dinar depuis 1986 qui a lancé les nuitées et donc les recettes en devise donc parallèlement au courbes des nuitées celles des devises ont elle aussi la même tendance croissante. On remarque aussi la faiblesse des dépenses, une faiblesse due certainement au multiples entraves mis par les pouvoirs publics pour limiter la sorties des devises (entraves bureaucratiques : passeports, Visa… et entraves financière : convertibilité partielle du dinar, dépréciation incessante…) c’est donc là une politique mercantiliste qui vise à maximiser les recettes tout en limitant les dépenses pour avoir un solde excédentaire mais ceci va à l’encontre des démarches prises pour rattraper le mouvement de mondialisation qui repose sur la conquête des marchés extérieurs par la clé des IDE qui diminue le temps de latence entre offre et demande et réduit les coûts de la production et du transport ce qui permet d’être plus compétitif et de mieux répondre au exigences des consommateurs sur les divers marchés et permet aussi une rente continue suite au gain réalisé par les dividendes des entreprises crées sur les marchés extérieurs par les IDE tunisien et qui devront à terme combler le déficits de devises dont soufre le pays. C’est ses mêmes entraves qui réduit la présence du produit Tunisie au marchée Européen et limitent l’existence de tours opérateurs tunisiens à l’étranger et qui amène les hôteliers à se plier devant celle extérieurs qui ne cherche qu’à brider les prix sous menace de changer de fournisseur et limite considérablement les recettes réalisé par le tourisme.On va maintenant et dans le cadre d’un dernier chapitre confondre les deux résultats pour constater la relation existante entre la tendance de la courbe tracé par l’évolution du taux de change et celle établit par l’étude de l’évolution des nuitées des non résidents et ceux dans le cadre d’un troisième chapitre pour constater en conclusion l’influence réelle qu’a eu cette dévaluation du dinar sur le secteur du tourisme.

Chapitre 3 : Confrontation des deux résultats et constatations de la relation existante entre les deux tendances.

Introduction
Pour mieux cerner la relation entre le taux de change et celui des nuitées des non résidents on ne peut que grouper les résultats obtenus dans le cadre d’un même et seul graphique mais pour cela on va se limiter aux seuls marchés Français, Allemand, Italien et Britannique puisqu’ils représente les plus importants clients qu’accueille la Tunisie.

G15


On va donc regrouper les données qui les concernent dans un seul et même tableau :



G16

V16


G17


V17


G18

V18

G19

V19

On peut observer que les marchés Français et Allemand sont deux fois plus important que ceux Britannique et Italien en point de vue des nuitées des non résidents, ses derniers ont évolué avec la même tendance croissante et ceux depuis la dévaluation brusque, brefs et imposée par l’état à l’application du PASS (-20% en moyenne par ans en 1986 et 1987) ce qui a crée une compétitivité artificielle par le prix du secteur touristique.
G20


En outre les performances modestes de l’économie tunisienne qui se sont traduites par une dépréciation incessante de -2.5% en moyenne par an du dinar tunisien entre 1988 et 2004 d’une part et les perturbations dans les pays concurrents d’autre part ont soutenu cette compétitivité artificielle et ont permis au secteur touristique d’enregistrer des records et ceux malgré la poursuite de la politique de l’autruche qui consiste à faire comme s’il n’y avait ni des crises ni des concurrents et qu’il suffisait d’attendre des offres des tours opérateurs étranger et de subir les prix qu’ils exigent sans avoir d’ambitions ni de marketing ni de gains des marchées extérieurs et sans faire l’effort de représenter soit même son pays sur les différents marchés mondiaux.
On observe ainsi la même allure lors des crises conjoncturelles sur ses différents marchés mais on voit clairement l’importance du manque du marketing dans le marché Allemand par rapport au autres marchés et ceux par la chute qu’il a enregistré ses dernières années entre 1999 et 2004 une chute de -45% qui montre bien le manque d’efforts de mise en confiance de ce marchées qui ne s’est encore pas remis des effet du 11 septembre et de l’attaque de Ghriba à Djerba et qui fuit de plus en plus vers les pays de l’est qui ont adhéré récemment à l’union européen.

On va maintenant comparer l’évolution de l’indice des nuitées des non résidents base 100 en 1982 à celui du taux de change nominale bilatéral côté à l’incertain et ceux pour ses 4 principaux marchées Européens en rappelons tout d’abord que l’indice du taux de change nominale bilatéral se définie comme suit :


Avec, N (MN/ME) : taux de change nominale bilatéral côté à l’incertain 1 ME = n MN.

MN : monnaie nationale.

ME : monnaie étrangère.

Si t0 est considéré années de base alors l’indice de l’année de base sera :


* Si IN augmente => dépréciation nominale de la MN relativement à la ME.

* Si IN diminue => appréciation nominale de la MN relativement à la ME.

De même on va considérer définir l’indice nuitées des non résidents comme suit :


*Si I augmente => appréciation du membre des nuitées des non résidents à l’années n relativement à l’années de base.

* Si I diminue => dépréciation du membre des nuitées des non résidents à l’années n relativement à l’années de base.

Donc on va pour chaque marchées tirée deux graphiques relative l’évolution de chacun des indices et les confronter dans le cadre d’un troisième et on les Confondra par la suite aux résultats qu’on a déjà trouvé au par avant.

On obtient donc le tableau suivant :


G21

G22

G23



G24

Par ses graphiques, on voie clairement que pour les 4 marchées l’indice taux de change nominal bilatéral base 100 en 1982 à augmenter donc le dinar s’est déprécier relativement à la monnaie de ses principaux clients et ceux depuis 1986 ce qui craie une concurrence immédiate par le prix pour ce produit et le rend du coût plus compétitifs.

Les nuitées mis à part lors des crises internationales ont fortement réagirent à la hausse l’ors de la dépréciation de notre monnaie surtout pour le marchée Français et Allemand pour les quelles les courbes de l’évolution des indices se confonde souvent tout en gardant des fluctuation due au crises conjoncturelles et au faite que les nuitées sont soumise au facteur humains donc n’évoluent pas d’une façon linéaire comme le fait la monnaie. Ses résultats sont bien conforme à ceux qu’on a obtenue au par avant et sont même plus révélateurs de l’évolution qu’a enregistrer le tourisme tunisien ; on peut par exemple constater que le marchées italien vie un progrès et un épanouissement important par rapport à l’année de base et ceux malgré qu’il est modestes par rapport au 3 autres marchées cette constatation qu’ont observe clairement dans le graphique G35 est due à la faiblesse des nuitées des non résidents Italien à l’année de base 1982.

Pour déterminer l’évolution de chacune des monnaie par rapport au DT durant la période 1982-2004 on peut aussi calculer le taux de croissance annuelle moyen TCAM qui est donnée par la formule suivante :



Avec n est le nombre d’années séparant tn et t0.

On va aussi appliquer ce taux de croissance au indice des nuitées des non résidents base 100 en 1982 pour rendre plus lisible les informations qu’on vient de calculer et on va le compiler pour la période étudier.

On notera :

TCAM Tx Ch : Taux de croissance annuelle moyen de l'indice du taux de change

TCAM Tx N : Taux de croissance annuelle moyen de l'indice des nuitées des non résidents base 100 en 1982.

On résumera le tout dans le tableau suivant :


De ce tableau on peut tirer les graphiques suivants concernant la variation du taux de croissance annuelle moyen

TCAM de l'indice du taux de change et du taux des nuitées base 100 en 1982 pour les différents marchée :

V20

V21

V22

V23


Par ses résultats on peut dire que le DT à subit une dépréciation nominale bilatérale par rapport à chacune des monnaies étrangères sur l’ensemble de la période 1982-2004 avec un rythme de croissance moyen passant de 2.82% par rapport à la lire à 5.54% par rapport au DM et que les nuitées des non résidents on eux un rythme de croissance moyen passant de 2.5% pour le marchée Allemand à 9.71% pour ce lui Italien et ceux pour la même période. Ce commentaire peut être repris pour toutes les années et ceux promotionnellement au résultats du TCAM base 100 en 1982 calculer dans le tableau T8.

Mais ses graphiques et ses calcules cachent le revers de la médaille. En effet, le plus grave dans toute cette situation c’est qu’à cause de cette faiblesse de prix due en majeur partie à la dépréciation du dinar et en second lieux à une mauvaise discutions et négociation des prix entre les fournisseurs les tours opérateurs étranger, le produit touristique risque de perdre la qualité de service qu’il a acquis au fur des années. En réalité, pour maximiser leurs profits les hôteliers vont cherchez à minimiser les coût et vont perdre la motivation de rénover et d’investir et ne ferant plus que le minimum nécessaire pour rendre les chambres vivables, alors qu’une maintenance continue de l’infrastructure hôtelière vieillissante s’impose, ce qui probablement se répercute négativement sur les secteurs satellites (décorateurs,entrepreneurs, techniciens de maintenance, de sécurité…) et donc sur la qualité de l’infrastructure et la rend pour certains clients fidèles ennuyante puis qu’il n’y a pas d’innovation et de vais attraction.

D’un autre côté, les hôtelier pour ses mêmes raison de maximisation de profits hésitent à embaucher, ne garde qu’un nombre limité de salarié et penche de plus en plus vers l’engagements des contractuelles saisonniers qui ne sont pas nécessairement qualifiés et qui de ce faite ont de mois en mois de chance d’apprendre par la pratique ou par des cours de formation puis qu’ils ne travailleront qu’une période limité ce qui ne motive pas les hôteliers à les former pour les voir par la suite regagner les rands de l’un de leurs concurrents. D’autre part, ses travailleurs précaires sont souvent sur exploités, mal payés et non déclarés ce qui influe négativement sur leurs motivations et sur la qualité du service directe présentée aux clients d’une part et diminue le pouvoir d’achat d’une certaine catégorie de la société d’autre part avec toutes les répercutions qu’a cette faiblesse du pouvoir d’achat sur la décroissance de la consommation, donc sur la baisse de l’investissement, donc sur l’augmentation du chaumage et l’affaiblissement du pouvoir d’achat d’une parcelle plus grande de la population et la boucle se répète d’une manière exponentielle et se répercute sûr les différentes classes sociales pour atteindre toute l’économie tunisienne sans parler bien sur de la diminution des ressources fiscales de l’état et de l’augmentation du déficit budgétaire et de l’endettement aussi bien intérieur qu’extérieur qui s’aggrave au fur et à mesure que le dinar s’affaiblie.

D’un autre côté cette perte de l’unique argument soutenable du tourisme tunisien qui est la qualité ne nous fera que perdre des parts de marché ce qui à terme finira par faire plonger le secteur dans une crise due à l’immobilisme, d’autant plus que la situation des pays concurrents devient de plus en plus stable et que certains d’entre eux n’hésitent pas à déployer les grand moyens de marketing pour gagner des parts de marchées et que pour certains la destination Tunisie devient démoder et dépasser par les nouvelles destination tendance et ceux grâce au manque de publicité et de vais innovation et attractions dans un pays ou seul l’industrie du tourisme pourra survivre à la mondialisation mais ceux qu’à la seule condition de remédier à l’immobilisme, à ses défaut et de mener une vais stratégie de marketing et de pénétration des marchées, bien entendue ce ci ne peut se faire que par l’emploie des cadres, l’éradication de la précarité du travail, la maîtrise des technologie nouvelles et son déploiement pour l’enracinements dans les marchées mondiaux, la création d’une catégorie de tours opérateurs tunisien capable de s’ériger sur ceux la et de créé un pond vers notre destination et ceux a fin de diminuer notre dépendance aux tours opérateurs étranger qui ne cherche qu’a obtenir des chambre à bas prix ce qui affecte la qualité du service, le pouvoir d’achat et l’économie comme on vient de l’expliquer et diminue substantiellement les rentes en devise émanant de ce secteurs.


Conclusion générale

Les atouts de la Tunisie sont nombreux ; La proximité d’un marché important qui est l’Europe, la bonne réputation de stabiliser, d’ouverture et de liberté d’esprit, une infrastructure importante et existante mais qui devient pour une partie vieillissante et demande donc plus de soin et plus d’entretien, un patrimoine historique important et considérable, une main d’œuvre qualifié qui ne demande que d’être employé… Tous ses atouts fond que la Tunisie peut faire mieux et peut avec un minimum de voleté conquérir les divers marchés du monde.

Quelles sont donc les recommandations qu’elle devra suivre pour jouer dans la coure des grands ?

On a vu précédemment que la dépréciation du dinar à été suivit par une augmentation des nuitées mais qu’il ne faut pas trop en abuser puis qu’un dinar trop faible influx négativement sur l’économie.

Quelle serait alors la solution pour être compétitif et pour élargir la base des clients qui visitent la Tunisie sans détériorer le bien être social et le label de qualité du secteur ?

L’entrave majeur du secteur touristique est que les nuitées de la majeur partie des hôtels sont réservées à l’avance par les tours opérateurs étranger (TOE) et les rentes que le tourisme apporte repose en grande partie sur le contrat de réservations signé entre les TOE et les hôtelier le problème est que les prix de ses nuitées est souvent bas et arrive juste à couvrir les coûts de fonctionnent de l’établissement ceci est dû à la position de force qu’occupent les TOE dans la négociation des prix et pour augmenter leurs profits les hôtelier tendent systématiquement à la réduction de leur staff et à la limitation de leurs salaire et penchent plus vers des travailleurs contractuelles qui manquent expérience et de formation, tout cela influx négativement sur la qualité du service présenté aux clients ce qui les fait fuir vers d’autre destinations sans parler de la limitation du pouvoir d’achat de ses salaries qui influx négativement comme on l’a expliqué auparavant sur l’économie.

Pour contre carrer ses méfaits les hôteliers devrant peut être mieux discuter leurs contrats de bailles avec les TOE et ceux en leur expliquant les conséquence d’un prix réduit sur la qualité des services présentée, ici la FTH pourrais peut être avoir rôle important dans la formation des hôteliers en matière de discutions des contrats par l’organisation des colloques ou par des rencontre directes de sensibilisation avec les responsables commerciaux des établissements hôtelier car la majeurs partie de ses derniers n’est pas forcément spécialisée dans ce secteur et ne voit pas nécessairement les méfaits de la réduction des prix sur l’économie de la Tunisie.

D’un autre côté l’état devra peut être aussi inciter à l’embauche de la main d’ouvre qualifié et des cadres dans ce secteur vital pour l’économie du pays et une vrais relance de la consommation devra probablement passer par une solution législative pour résoudre le problème de la précarité du travail dans ce secteur et peut être aussi par la revue des salaires de bases publiés dans la convention collective pour améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs. L’état devra peut être aussi inciter les TO tunisien à conquérir eux même les marchés extérieurs et ceux dans les deux sens pour cela il aura probablement intérêt à être moins mercantiliste et à permettre la sortie de devise pour l’établissement des ses compagnies à l’extérieur ce qui ne pourra à long terme que garantir une manne de devise tout en tenant compte que le tourisme dans le sens inverse permettra l’études des marchés extérieurs ce qui garantira la réussite des IDE tunisiens et l’ établissement des TO sur de nouveaux marchés ce qui ne fera qu’augmenter la baes de la clientèle qui nous visite chaque années.

L’état devra probablement aussi libéraliser aussi plus le secteur des transports aériens et devra peut être laisser la loi de la concurrence gouverner ce secteur ce qui incitera à couvrir plus de marchés à des prix moindres (n’oublient pas le problème « d’overstaff » d’excès de personnel dont souffrait les compagnies étatiques et qui a conduit à la faillite de l’état en 1986 ce problème devra se résoudre par la concurrence).

En outre la presque monopolisation du secteur des télécommunications représente un grand handicape à l’économie. En effet ce secteur handicape le marketing qui aujourd’hui ne peut se passer d’internent pour conquérir le monde et ceux à cause des coûts malheureusement élevés et dissuasifs de l’établissement et de la gestion d’un site web qui devra être imposé pour chaque hôtel par la FTH à cause du faite que c’est un outil qui est devenue essentielle pour diffuser notre produit dans les quatre coins du monde.

Bibliographie
1. Banque centrale de la Tunisie (B.C.T).
Les statistiques traitant du cours moyens des devises cotées sur le marché de change interbancaire et de la répartition des nuitées des non résidents « Statistiques financières ». Code : PB 079. Publications : 2005, 2001, 1997, 1994, 1989.
2. Microsoft Corporation © (1993-2004).
Synthèse des informations concernant l’histoire de la Tunisie et celle traitant de la création de l’euro. « Collection Microsoft ® Encarta ® 2005».
3. L’office national du tourisme (O.N.T).
Les instructions du remplissage des statistiques concernant les nuitées des non résidents. « STATISTIQUES ((NUITEES)) (FEUILLE ROSE) ».




RESUME :
Il est question dans ce mémoire d’étudier la relation entre taux de change et nuitées. Dans le cadre du premier chapitre, on a observé depuis 1986 une dépréciation de -4.18% en moyenne par an du dinar tunisien par rapport au Franc français, de -5.05% par rapport au Deutsche mark, de -2.42% par rapport à la Lire italienne et de -3.41% par rapport au Livre sterling entre la période (1982-2004). Pour ce qui est des nuitées, on a observé dans le cadre du deuxième chapitre une augmentation de 6.61% en moyenne par an pour le marché Français, de 4.82% en moyenne par an pour le marché Allemand, de 12.33% en moyenne par an pour le marché Italien et de 7.66% en moyenne par an pour le marché Britannique entre la période (1982-2004). Ces résultats confrontés dans un troisième chapitre ont montrée la sensibilité des nuitées des non résidents à la variation du taux de change. La dépréciation incessante du dinar permet à priori une concurrence par le prix pour le secteur du tourisme. Mais, cette concurrence artificielle basée sur l’amélioration du rapport (qualité/prix) par la réduction du dénominateur, s’est traduite par la baisse du numérateur. En effet, suite à des crises conjoncturelles rapprocher et à la dévaluation de la monnaie les hôteliers se sont en plus livrer des batailles de réduction de prix et à fin de maximiser leur profit, ils ont cherchés à réduire les coûts des nuitées par la diminution du coût de la maintenance des établissements et surtout du coût de la main d’oeuvre et ce par l’embauche des contractuels qui souvent n’été ni qualifié ni déclaré, ce qui réduisait la qualité du service présenté aux clients et nous fessait perdre des parts de marchées. C’est notamment le cas de la clientèle Allemande qui à baissée de -45% entre (1999-2004).
En conclusion, la dévaluation du dinar n’est pas forcément la meilleure solution pour accroître les nuitées des non résidents, même si c’est une solution efficace et ce à cause de son influence sur la qualité et le pouvoir d’achat des travailleurs. D’autres solutions peuvent être envisagées tel que le marketing, la privatisation du transport aérien, l’emploie des nouvelles technologies, la diversification des marchés, du produit, l’emploie d’une main d’oeuvre de qualité pour augmenter le numérateur…

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